La question de la valorisation de la chefferie traditionnelle constitue l’une des aspirations des différents dépositaires de l’autorité traditionnelle et autres auxiliaires d’administration au Cameroun. Cela a été du reste l’une des préoccupations de la toute première Assemblée Générale des Chefs traditionnels de notre pays qui s’est tenue à Yaoundé les 27et 28 mars 2010.

En ce contexte de démocratisation et de promotion d’un développement participatif, la décentralisation et la gestion communale qui en découlent constituent à mon humble avis une véritable bataille que le gouvernement du renouveau est en train de gagner. Le vote et la promulgation des dernières lois portant sur la fiscalité locale et le régime financier des collectivités territoriales élaborées dans l’esprit de la constitution du 18 janvier 1996 permettent d’asseoir véritablement les fondements d’une nouvelle gouvernance locale.

Cependant, dans sa phase de mise en œuvre, il importe que ce dispositif législatif soit accompagné des mesures telles que la modernisation, l’adaptation de l’administration territoriale et l’institution préfectorale au nouveau contexte de décentralisation et aux dispositions légales y afférentes ; car, la décentralisation et le renforcement des compétences des collectivités territoriales appellent l’exercice d’une nouvelle tutelle.

En outre, il me semble que tout doit être fait pour la sécurisation des ressources communales, l’information et la formation continue et régulière de l’ensemble des acteurs intervenant dans le processus de décentralisation et de la nouvelle donne de gestion communale en vue de son appropriation par tous

Par rapport aux droits de l’homme, j’ajouterai même les libertés en complément : ce sont des droits humains dont la violation doit être absolument combattue. A ce propos, il me semble que notre pays qui avait déjà consacrée une loi sur les libertés fort significatives a marqué un point tout aussi décisif en 2004 en érigeant le comité national des droits de l’homme en une véritable Commission Nationale Indépendante.

Même si cette institution comme toutes celles qui sont mises en place par le gouvernement souffre d’un déficit de crédibilité, il importe de saluer la volonté politique et d’apprécier le rôle  somme toute déterminant que joue cette auguste institution au quotidien pour la défense de la cause humaine en terme de droits de l’homme et des libertés dans notre pays.

D’une façon générale, tout représentant du peuple à l’Assemblée Nationale devrait parvenir à accomplir ses missions classiques que sont le vote des lois et le contrôle de l’activité gouvernementale. Soucieux d’assumer pleinement ses fonctions, ce dernier ne peut inéluctablement que soumettre aux autorités compétentes les doléances  et  autres attentes du peuple tout en finançant à titre symbolique les microprojets dont le caractère modique de l’enveloppe est notoire. Les difficultés découlent du dévoiement de ces missions dans notre société.

En effet, une perception commune fait du député un assistant social doté des ressources inépuisables aux fins de satisfaire les multiples besoins des populations.

Il faut avouer que je n’échappe pas à cette évidence. Raison pour la quelle en plus des huit millions destinés au financement des microprojets parlementaires chaque année, le devoir de proximité m’impose la recherche des ressources supplémentaires par un déploiement quotidien à travers des actions de lobbyings, de partenariats et intercessions diverses, pour répondre autant que possible aux attentes des populations.

Cela va de soi que l’encadrement de la jeunesse fait partie de mes préoccupations comme de celles des pouvoirs publics. L’importance démographique  que représente cette frange de la population autant que le rôle de « fer de lance de la Nation » qui lui est reconnu  militent en sa faveur. De surcroît l’environnement spécifique de ma circonscription politique constitué des grandes écoles, des facultés et de la majorité des établissements scolaires du département du Mfoundi le justifie également amplement. C'est donc avec toute serenité que je mène autant que possible des activités de formation, d'éducation et d'encadrement des jeunes pour les autonomiser et en faire des citoyens responsables et conscients de leur place dans la marche vers le développement de notre pays.